changement de vie (partie V) : résilience alimentaire

Je commence aujourd’hui , 16 octobre 2021, un suivi des travaux de notre terrain en permaculture.

Comme je l’ai annoncé dans mes articles précédents, nous visons entre autres choses à nous rapprocher le plus possible de l’autonomie alimentaire, avec une bonne résilience vis à vis du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.

Et quand on voit les pénuries qui apparaissent actuellement dans le monde (ce n’est que le début comme je le répète dans mes conférences), je me dis que la conjoncture me donne raison.

Après une première année d’observation de notre terrain pour en comprendre la situation (qualité de la terre, biodiversité), et les influences (vent, soleil, humidité…), de manière à mieux adapter nos efforts, nous attaquons les premiers travaux.

Nous avons donc effectué un design (au sens de la permaculture), à savoir la définition des zones de notre terrain, et ce que l’on fera dessus. L’idée est de favoriser les influences croisées, de se donner le moins de travail possible au quotidien, et de planifier efficacement notre travail.

Ensuite, nous avons matérialisé nos planches de culture avec une petite corde et des piquets, de manière à tester notre design en vrai :

Nous avons environ 150m2 de planches de culture pour démarrer cette année. Certaines seront cultivées avec un couvert végétal en lasagne. D’autres seront couvertes de sacs de lin bio, le temps de démarrer les cultures l’année prochaine. L’idée est de comparer plusieurs méthodes.

Notre terrain étant en léger devers, nous avons également prévu de cultiver sur 3 buttes en forme de sourire de 10m de long, perpendiculaires au sens de la pente (pour garder l’eau de pluie). Pour les réaliser, nous utiliserons plusieurs techniques afin de comparer :

  • butte constituée d’un tronc d’arbre en décomposition, couverte d’humus récupéré en forêt
  • butte faite de 3 couches : fumier de cheval frais, tonte d’herbe du jardin, BRF
  • version différente : fumier composté, tonte, foin/paille

Pour cela, j’ai acheminé du fumier, et accumulé la tonte et le BRF fait à partir des végétaux de mon terrain pendant l’année passée :

Nous avons également monté une serre de 20m2 pour faire nos semis et stocker quelques outils :

L’arrosage se fera avec un goutte à goutte, relié au bassin de 10m3 (en bas de la photo) que j’ai rénové cet été. Le bassin est rempli avec l’eau de notre source. J’ai également investi dans des cuves de 1m3 pour avoir de l’eau en plus au cas où.

Mais notre terrain étant argileux et situé sur l’ubac (versant nord de la colline), il y a beaucoup d’humidité, ce qui fait que nous n’aurons besoin que de peu d’arrosage (on a testé cet été avec quelques plantations).

Nous laissons nos poules se balader sur le terrain, cela permet de gratter et aérer la terre, et de l’enrichir avec leurs fientes :

Nous cultiverons tous nos fruits et légumes en agroforesterie (association arbres fruitiers et cultures) sur la partie haute.

Il y aura aussi des plantes aromatiques et médicinales sur les restanques inférieures. Ma femme ayant terminé sa formation, elle se lance dans la culture et la transformation. Elle utilisera les plantes qui poussent naturellement sur le terrain (violette, sauge entre autres), et incorporera d’autres essences petit petit (agastache, thym…). Elle a prévu de commencer par des sirops, hydrolats et macérat. Puis viendra la distillation en huile essentielle. Nous devons encore réfléchir aux plans du labo de transfo qui sera construit dans une de nos caves cet hiver.

Voilà, l’enthousiasme est là, il fait encore beau dehors, nous avançons assez bien.

Et dire qu’il y a 2 ans, je n’avais jamais planté quoi que ce soit (à part 1 m2 de fraises qui n’a pas donné grand chose)… Sur ce point, notre formation en permaculture faite en 2019, la rencontre de permaculteurs locaux, et nos essais de potager les 2 années passées ont été primordiaux. J’espère que le résultat en 2022 sera conforme à nos rêves !

A bientôt

JP

Publié par permaingenieur

Ingénieur conseil et formation en transition écologique

2 commentaires sur « changement de vie (partie V) : résilience alimentaire »

  1. Bonjour, je ne suis pas ingénieur mais je change de vie aussi et j’en suis comme toi à l’aménagement du terrain. Je ne sais pas dans quelle région tu es, mi c’est la Bretagne et il fait très humide ici, pas de problème d’eau. Ta démarche m’intéresse beaucoup.

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